"Nouvelles" maladies : l’emprise du marketing
mai 2007
Dans Mediscoop du 21 mai :
" Prescrire (numéro 283) remarque qu’« aujourd’hui, des stratégies commerciales sont conçues par les firmes pharmaceutiques pour modifier la perception sociale des troubles de santé, et créer un lien aussi étroit que possible entre eux et un médicament ».
Prescrire se penche sur le terme à la mode de « dysfonction érectile », ou encore celui de « "syndrome dysphorique prémenstruel", correspondant aux troubles de l’humeur des femmes avant leurs règles », dont le traitement a été approuvé aux Etats-Unis en 1999. Une « indication [qui] a été, pour l’instant, refusée par l’Agence européenne du médicament, au motif qu’il ne s’agissait pas d’une entité diagnostique bien établie », précise le mensuel.
La revue « invite ses lecteurs professionnels de santé à garder leur esprit critique et à ne pas accepter que les firmes puissent façonner de nouvelles maladies et définir qui est malade et qui ne l’est pas ».
|