Indemnités journalières : la politique de contrôle de la CNAM est efficace
septembre 2007
Dans Etudes et Résultats n° 592 de septembre 2007,
un travail sur les indemnités journalières :
la politique de
contrôle de la CNAM est efficace. Extraits :
Lorsqu’un médecin prescrit un arrêt de
travail, l’assuré social qui l’a
consulté perçoit, sous condition
d’ouverture des droits, des indemnités
journalières destinées à compenser
partiellement la perte de salaire consécutive à
cet arrêt En 2006, le régime
général de l’assurance maladie a ainsi
versé 5,3 milliards d’euros au titre des
indemnités journalières du risque maladie et 1,9
milliard au titre des accidents du travail et maladies professionnelles
Ces versements représentent environ 90% des
dépenses de l’ensemble des administrations de
Sécurité sociale au titre des
indemnités journalières maladie et accident du
travail, sur un total qui s’élevait en 2005
à 8 milliards d’euros
Ces indemnités journalières maladie et accidents
du travail appartiennent au champ de l’ONDAM (Objectif
national de dépenses d’assurance maladie) dont
l’évolution est votée chaque automne au
Parlement. Bien qu’elles ne représentent
globalement qu’un peu plus de 5 % de l’ensemble des
dépenses de l’ONDAM, leur évolution
à la baisse depuis 2004 a contribué de
manière significative à modérer la
croissance des dépenses d’assurance maladie.
Ainsi, l’identification des facteurs
d’évolution des dépenses
d’indemnités journalières
constitue-t-elle un élément
déterminant pour la compréhension des tendances
à l’oeuvre en matière
d’assurance maladie, dans le contexte de tensions
financières qui les affectent.
Le volume d’indemnités journalières par
salarié a diminué depuis la fin de
l’année 2003, après une phase de hausse
importante entre 2000 et 2003 imputable aux arrêts de longue
durée et à ceux liés aux accidents du
travail. Différents facteurs permettent
d’expliquer cette évolution des
indemnités journalières. La baisse
observée depuis trois ans s’explique par la
politique de contrôle mise en place par la Caisse nationale
d’assurance maladie. Cette diminution, qui semble toucher
à sa fin, a été obtenue
malgré le recul du chômage, qui a tiré
à la hausse les indemnités
journalières de courte durée, et
malgré le vieillissement de la population active, certes
atténué par la réforme des retraites
permettant un départ anticipé sous certaines
conditions, qui influence à la hausse les
indemnités journalières de longue
durée.
Voir aussi dans
Etudes et Résultats n° 591 le bémol
suivant :
Les dépenses d’indemnités
journalières représentent environ 12 % des
dépenses de soins de ville en 2006. Même si la
politique de contrôle de la CNMATS a
été efficace au cours des deux ou trois
dernières années en luttant contre les abus,
elle ne permettra cependant pas,
à elle seule, d’infléchir beaucoup plus
longtemps l’évolution des indemnités
journalières, comme semblent le montrer les
premiers éléments concernant
l’année 2007.