Disparités socioéconomiques et croissance démographique : l’absence de liens
octobre 2009
Le
numéro 459 (septembre 2009) de la revue de l’INED
(Institut national d’études démographiques) Populations et sociétés présente une étude montrant que dans les pays du Maghreb (Maroc, Algérie, Tunisie), « bien que les revenus et les conditions de vie y soient différents, les taux de crois¬sance démographiques diminuent de façon parallèle depuis les années 1980. Les décalages entre les taux de mortalité sont de moins en moins visibles pendant que la fécondité s’est alignée partout sur un niveau bas. On retrouve ces contrastes à l’intérieur du Maroc, où les disparités socio-économiques entre villes et campagnes, accrues par le phé¬nomène d’exode rural, restent importantes. Les revenus et le niveau d’instruction y varient encore du simple au double, alors que les comportements démographiques convergent malgré un accès aux structures de santé encore très inégal. »
Les auteurs font remarquer que cette évolution n’est pas propre à ces pays : « La fécondité avoisine le seuil symbolique de deux enfants par femme aussi bien au Viêt-Nam ou en Azerbaïdjan (avec des revenus annuels par habitant de l’ordre de 3 000 $), qu’aux États-Unis ou en Norvège (où il est en moyenne de 40 000 $). » Il est important de le souligner « car le niveau de vie et le niveau d’instruction sont des déterminants classiques de l’évolution démographique, l’amélioration des condi¬tions économiques et culturelles étant généralement associée aux étapes de la transition démographique. »
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