Contraception : le président philippin menacé d’excommunication !
novembre 2011
Une des raisons de la pauvreté endémique des Philipinnes est l’accroissement considérable de sa population, qui a presque doublé en 20 ans. De plus, "on ne parle pas des 560 000 avortements illégaux puisque l’avortement est illégal aux Philippines, ni des quelque 1000 femmes qui en meurent chaque année... Ni du sida qui infeste la région Asie-Pacifique : 1,4 million de malades deux fois plus qu’il y a dix ans et la protection que le préservatif apporte pour lutter contre son expansion." (Protestants dans la ville)
Le président de l’archipel, Benigno Aquino, a promis de faire promulguer une loi autorisant la contraception, ce qui lui vaut les foudres de l’Église catholique locale. Il a même été menacé d’excommunication lorsqu’il a fait la promesse de rendre les contraceptifs accessibles aux familles pauvres et de mettre en place des cours d’éducation sexuelle dans les écoles publiques. Alors que 4 Philippins sur 5 sont catholiques, la plupart d’entre eux soutiennent pourtant le projet de loi. Le président veut rencontrer les évêques pour leur expliquer qu’il est du devoir de l’État « d’informer tous ses citoyens des choix dont ils disposent. » Et le sénateur Joker Arroyo leur a demandé s’ils « auraient le courage d’excommunier la majorité des députés et sénateurs qui voteront en faveur de la loi. »
La bagarre dure depuis un an, mais devrait trouver son épilogue fin 2011.
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