Accompagnement des patients, éducation thérapeutique, etc : mettre de l’ordre
janvier 2008
Dans le bulletin du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens d’octobre 2007 (numéro 347), un entretien avec Christian Saout, président du CISS (Collectif interassociatif sur la santé). Extraits :
" Cette maniaque magie« téléphonique » est apparemment contagieuse. Il ne faut pas en attendre des miracles. Ce sont des démarches d’invitation à bien suivre son traitement, ce n’est tout de même pas de l’éducation thérapeutique ! Or, c’est ce dont ont besoin les patients chroniques.
Il n’y a aucun cadre de référence aujourd’hui, ni législatif ni réglementaire. À peine un probable guide méthodologique préparé par la HAS et l’INPES. Il y a des actions d’accompagnement des patients, le disease management, l’éducation thérapeutique, et puis les laboratoires qui réclament d’entrer dans le jeu au nom de l’extension de leurs missions ou des contraintes européennes de sécurité. Si l’on ajoute que ces actions ou programmes peuvent être individuels ou collectifs et qu’il peut y avoir une multitude d’acteurs (service hospitalier, réseaux, associations, …), le nombre des paramètres à prendre en compte se multiplie.
Plus que la présence de professionnels de santé, indispensable dans certaines hypothèses, c’est le référentiel des actions qui doit faire l’objet de la plus grande attention. Il y a des situations, des endroits, des moments où le professionnel peut être plus ou moins indispensable. Ainsi, certaines associations conduisent des actions d’accompagnement des patients et d’éducation thérapeutique depuis plusieurs décennies sans professionnels. Et ça marche !"
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